© RATP / Xavier Chibout

RATP

 

En Octobre 2014, la RATP lance un appel d’offre européen pour le renouveau du RER, notre studio gagne le concours  et démarre l’étude en février 2015.

 

Le cahier des charges de la RATP était de créer une famille de composants amenés à devenir les futurs standards de déploiement, dans le cadre de la rénovation des petites et moyennes gares du RER, et susceptible d’être déployée sur tronçon central parisien.

 

L’ambition affichée était d’imaginer une nouvelle identité sur les gares de RER dont le design date des années 70. Il s’agit, par le renouveau de tous les équipements de quai, de poser une signature nouvelle des gares RER.

La RATP a également souhaité que s’exprime une attention particulière envers les voyageurs, traduite par une expérience positive et valorisante.

Le périmètre de l’étude concernait les dispositifs d’attente voyageurs, l’information voyageurs, l’éclairage de quai et les garde-corps. Ces multiples composants sont déclinés dans des versions souterraine, aérienne, et sous marquise.

© Fritsch-Durisotti
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  • © RATP / Xavier Chibout

 

Comment le choix de la RATP s’est orienté vers le Studio Fritsch-Durisotti pour la prise en main de ce projet ?

 

Comme tout établissement public, la RATP a lancé un appel d’offre sur concours. Après avoir sélectionné 5 agences de design, celles-ci ont été mises en compétition sur le sujet du Renouveau du RER.

Le choix de la RATP s’est à priori porté vers notre studio pour deux raisons majeures : Le fait que notre réponse intègre la notion d’un voyage et d’une expérience à chaque fois renouvelée, notamment par la diversité des ambiances proposées. Notre parti portait notamment sur un caractère chaleureux des espaces d’attente et l’attention portée aux matériaux, formes, couleurs, et éclairage suggérant quatre ambiances inspirées du monde de la maison, telles que salon ou bibliothèque…

La deuxième raison tient au fait que nous avons imaginé un système de mât multifonction qui, à la manière d’un arbre, développe autant de branches que nécessaire pour supporter corbeilles, caméras, hauts parleurs, affichage voyageurs, plans, dispositifs de sécurité, éclairages de quai etc. Ce principe de branches est évolutif et anticipe également les futurs équipements de quais non encore définis à ce jour.

 

Vos liens + Votre expertise + y a-t-il eu une compétition entre agences ?

 

Le studio F&D travaille depuis de nombreuses années pour la RATP sur des sujets tels que les systèmes de fermeture d’accès au métro, les armoires de quais, les éclairages de couloirs, les caissons lumineux des noms de gares etc.

C’est donc naturellement que la RATP nous a sollicités pour participer à ce concours particulièrement ambitieux.

Notre expertise en design global est largement mise à contribution sur un tel projet où l’usage, les enjeux d’image, la qualité, la pérennité, les critères de développement durable, le « design to cost », et la faisabilité industrielle doivent être intégrés dans les solutions proposées.

Nous connaissons bien la RATP, mais chaque concours est un nouveau défi où la compétition entre agences est élevée, celui-ci se distinguant notamment par l’importance du projet et l’enjeu d’image associé.

  • © RATP / Xavier Chibout
  • © RATP / Xavier Chibout

 

Détail des mobiliers conçus / Adaptation à l’espace investi (citer l’exemple d’une gare spécifique).

  • Quelles sont les contraintes spécifiques à l’aménagement de ce type d’espace ?

Les contraintes sont multiples, la première étant que les produits soient pérennes sur une durée de vie d’au moins 30 ans, dans un environnement souvent hostile (surtout en aérien) et sujet à des dégradations volontaires en tout genre : tag, rayures, feu, attaque à l’acide…

La notion de maintenance des équipements tout au long de leur cycle de vie est une contrainte qu’il a fallu anticiper. Elle a justifié une étroite collaboration avec les équipes de la RATP et en particulier avec les « mainteneurs », qui de fait sont aussi les usagers de nos produits, afin que leurs interventions soient facilitées sur le long terme.

Haut niveau d’exigence de résistance, de “nettoyabilité”, de maintenabilité et de sécurité pour garantir leur pérennité...

  • Quelle est l’envergure de la mission et quelles sont les prochaines grandes étapes et livraisons de nouvelles gares ? Et à quelle échéance ?

Le programme est en phase de déploiement, il concerne actuellement les gares de la ligne A suivantes : Vincennes (souterrain), les gares Nanterre ville (extérieur) et Nogent sur Marne. Ces trois gares, seront suivies d’une dizaine de gares sur la ligne B et à terme, les 65 gares exploitées par la RATP.

 

Ouverture aux prochaines nouvelles gares.

 

  • Combien de personnes ont été mobilisées au studio F-D ? Et pendant combien de temps ?

Des ressources dédiées ont été mobilisées en interne pendant toute la première phase du projet soit environ trois personnes sur un an et demi. Puis deux personnes sur les deux années suivantes, et enfin un suivi industriel au long cours jusqu’à aujourd’hui.

  • Cette mission vous a-t-elle permis de recevoir d’autres appels d’offres de la RATP ?

Suite à un nouvel appel d’offre, nous travaillons actuellement sur les éclairages de quai de la ligne 4 du métro dont l’ensemble de la ligne a été équipée de portes palières automatiques. Soit un projet qui représente 4000 mètres linéaires d’éclairage et de passages de câbles.

 

Au delà des critères fonctionnels, techniques, et économiques qui ont arbitrer le choix des solutions, ce projet est remarquable par l’attention constante portée au bien-être des voyageurs.

 

C’était le souhait exprimé dès le départ par le client RATP, et nous avons fait de ce critère essentiel la boussole de notre démarche créative. L’usager est au cœur de la réflexion du Renouveau du RER, et une expérience renouvelée est la clé de sa satisfaction.

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